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Ciné-Débat
Jeudi 30 mars à 20h30

Ciné-Débat

Après le film, débat avec Mathieu Macheret, critique au journal Le Monde et enseignant. Il participe également aux Cahiers du cinéma.

 

Certaines Femmes

Affiche du film Certaines Femmes
Réalisé par Kelly Reichardt
U.S.A. | 2016 | Drame | 01h47
Avec Kristen Stewart, Michelle Williams, Laura Dern, Jared Harris, James LeGros
Résumé
Quatre femmes font face aux circonstances et aux challenges de leurs vies respectives dans une petite ville du Montana, chacune s’efforçant à sa façon de s’accomplir.

Avec seulement six films en vingt-deux ans, Kelly Reichardt, née en 1964 et affiliée au circuit indépendant, n’en compte pas moins parmi les plus grands cinéastes américains d’aujourd’hui. Son dernier film, Certaines femmes, qui a bien failli ne pas sortir en salle, alors qu’il y prend toute sa dimension, marque l’apogée d’un art de l’espace et du regard dont il faut ici louer l’épure, l’intensité et la précision, le souci de montrer plutôt que de raconter, de suggérer beaucoup à partir de peu, de faire exister des personnages en prêtant attention à leur respiration secrète, à mille lieues d’une tendance actuelle à la surcharge narrative. Art, surtout, d’accueillir le spectateur sans forcer son adhésion, de lui construire une place au cœur de rapports humains qui en constituent la seule matière.

Ce qu’on admire le plus, dans les films de Kelly Reichardt, c’est encore leur merveilleuse et unique « qualité de silence »

Mais ce qu’on admire le plus, dans les films de Kelly Reichardt, c’est encore leur merveilleuse et unique « qualité de silence ». Non pas qu’ils soient morfondus, bien au contraire, mais parce que la parole y surgit et retombe par vagues, soupesée par sa propre raréfaction, laissant place dans ses creux à la réflexion, comme à la lancinante basse continue du monde environnant et de ses bruissements concrets.

Certaines femmes s’ouvre sur l’image saisissante d’un train traversant un vaste paysage rocheux du Nord-Ouest américain, et semble ainsi prolonger de nos jours le sujet de La Dernière Piste (2010), situé au temps des pionniers, à savoir un certain rapport de l’homme au territoire. A ceci près que le ciel lourd et la saison hivernale installent cette fois une perspective bouchée, qui désigne, en quelque sorte, les obstructions de la société moderne, comme le quadrillage désormais accompli d’un pays qui n’offre plus le rêve d’une frontière à repousser. De fait, le film s’installe à Livingston, petite ville d’allure banale et fonctionnelle du Montana, peuplée d’existences qui semblent bien plus noyées dans le territoire, perdues et isolées dans son immensité, qu’en pleine possession et domination de celui-ci.

Magnifiques portraits de femmes Le récit, inspiré de trois nouvelles de l’écrivaine montanienne Maile Meloy, dresse côte à côte les magnifiques portraits de trois femmes, sculptés dans la matière même du quotidien.

Mathieu Macheret, Le Monde

 

> Séances
Jeudi 30 mars à 20h30  VO
Mercredi 12 avril à 18h30  VO
Jeudi 13 avril à 21h15  VO
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Samedi 15 avril à 18h30  VO
Lundi 17 avril à 18h30  VO
Bande-annonce